السبت، 21 جوان، 2008

Revenir au moyen âge ou préserver les acquis du savoir et des lumières

Notre pays, depuis l’indépendance, avait pris le pari de l’école pour tous, certes une école sur les soubassements de l’école française donc « républicaine » et portant en son sein les principes et les valeurs –aussi lointaines puissent elles être- de la révolution de 1789 et de la déclaration universelle des droits de l’homme. Le long combat de Bourguiba s’était armé des arguments même de ses adversaires français pour faire face à l’aspect rétrograde, injuste et exploiteur du colonialisme.
Le modèle de sa formation et celle des élites modernistes de l’indépendance, fût prit comme option fondatrice de l’école, qui devrait supplanter l’école traditionnelle considérée –à tort ou à raison là n’est pas la question- comme « réactionnaire et rétrograde ».
A aucun moment, depuis 1958 date de la reforme Messaadi, l’école publique gratuite et quasi obligatoire n’a été remise en question.
Des générations sont sorties des bancs d’une école qui faisait la fierté de notre pays aux ressources modestes. Le credo d’une jeunesse à la tête bien faite faisait briller les yeux du « combattant suprême » qui ne s’est jamais départit de sa conviction d’âtre le père de la nation et son « créateur » de son état de « poussière d’individus ».
Dés les premiers signes de contestation estudiantine des années 60, l’option « d’écraser dans l’œuf » toute velléité de passage du stade d’adolescente vers celui d’adulte responsable de la jeunesse tunisienne en général et particulièrement la jeunesse qui a eu la chance d’avoir accès à l’école- qui constituait une majorité-.
C’est ainsi que va naître comme une « fatalité » ce syndrome castrateur de la censure de toute forme de liberté d’expression qui allait s’étendre à tous les aspects de la vie sociale littéraire, culturelle, journalistique et bien entendu politique et syndicale.
La mise au pas de toutes les « organisations nationales », l’instrumentation des médias, des associations, la clientélisation de la création artistique et culturelle allait avoir pour conséquence immédiate, l’apparition d’une génération de « médiocratie » qui va jouer les apparatchics de service et remplir le vide laissé par une intelligentsia réfractaire aux appels des sirènes du pouvoir.
L’autocensure va ronger de l’intérieur le corps social et surtout son élite, la démission et l’opportunisme vont être les maîtres mots face à une chape de plomb qui ne supportait pas la moindre dissidence aussi anodine soit elle. Le mot d’ordre en vigueur est un chef unique, une pensée unique.
Ce syndrome aboutit inéluctablement à l’extrémisme, l’escalade de part et d’autre débouche à des formes de pensée totalitaire, sectaire et exclusive.
La gravité de la question n’est pas tant dans ses manifestations caricaturales, mais dans la consécration de la négation des générations des adultes du droit de celle des jeunes d’accéder à leur « Majorité » sans la moindre tutelle d’une quelconque autorité morale, politique, ou patriarcale.
La « mue » vers l’âge adulte des différentes générations s’effectue dans des douleurs dont les séquelles sont imprévisibles. Les conflits intergénérationnels, régionaux, garçons VS filles, riches VS pauvres, ruraux VS citadins se substituent au conflit principal société VS autorité et son pendant Jeunesse VS autorité.
Alors que la population se rajeuni d’année en année, et que cette jeunesse acquiert du fait de son ouverture sur le monde plus de « savoir » ceux qui détiennent l’autorité, toute les formes d’autorité loin d’apporter l’argumentaire convaincant reviennent aux vielles recette de la répression intellectuelle, sociale, économique, morale et bien entendu politique.
(L’un des exemples les plus frappants est celui de la campagne orchestrée autour des fans de Hard rock traités de secte satanique)
Les campagne de guerres ouvertes à l’encontre de l’expression d’une jeunesse exclue de fait de l’aire de l’expression libre dans la vie et la cité et qui se rabat sur un monde qui lui est familier : le Net en est l’illustration la plus flagrante, la plus anachronique et surtout la plus mesquine !!
L’unique alternative envisageable pour les tenants de l’autorité toutes formes d’autorité est soit de fermer l’école ; car entre une école qui est sensée produire des élites et des cerveaux autonomes et responsables d’une part et une vision moyenâgeuse des rapports société autorité et jeunes, d’autre part, c’est de renvoyer la société au moyen âge. Ou bien d’admettre que le peuple tunisien a atteint un degré de maturité qui le prédispose à avoir une vie politique et sociale en conformité avec son évolution et celle de ses jeunes et de ses élites ; et de bannir à jamais les pratiques de la censure et des atteintes à la liberté d’expression


هناك تعليق واحد:

citoyen يقول...

موش كان هذي أخطاء بورقيبة،الخطأ الكبير هو تخليه عن جامع الزيتونةالي كن قعدراهوا تخرج منوا ياسر مصلحين متاع دين كيف القرضاوي والترابي ورانا تفادينا ضغط المتطرفين في الوقت الحالي.خسارة بورقيبة ماكانش عندو مستشارين باهين كيف ما موجود تو.