الثلاثاء، 24 جوان، 2008

Censure sur la ville


De part ma nature solitaire et réservée, je ne suis pas un adepte des actions collectives. Cependant je n’ai pu m’empêcher un seul instant de répondre positivement et avec beaucoup d’enthousiasme au moment de recevoir une invitation pour participer au blog collectif contre la censure.

A l’époque où nous vivons, la censure est un acte d’une absurdité déroutante. Je dis bien d’une absurdité car grâce aux moyens qui ne cessent de se perfectionner, de s’actualiser d’une seconde à une autre et de se populariser pour devenir accessibles à un nombre maximum d’usagers d’Internet, la censure est facilement contournable et donc stérile au sens propre comme au sens figuré et surtout contre productive.

Que cherche le censeur exactement ? Empêcher les gens à avoir accès aux sites censurés ou bien faire taire l’auteur ou les auteurs des sites censurés ? Si son objectif est le premier, force est de constater que le censeur ne fait là que labourer la mer, autrement dit, il peut toujours se gratter les narines. Par contre si son objectif est le deuxième, là réside toute la problématique dans le sens ou l’entrée en vigueur effective de la censure dépend largement de la volonté du censuré. Cela parait paradoxale, mais le censeur ne peut atteindre son objectif que si le censuré se prête au jeu et accepte la calamité comme s’il s’agissait d’un sort insurmontable ou d’une fatalité à laquelle il faut se résigner.

Là où le bas blesse, je suppose, c’est lorsqu'on découvre qu’on est censuré. Soudain on se trouve dans la peau d’un criminel ou d’un malfaiteur alors que l’on n’a fait qu’exprimer un avis. Cela nous met face à face avec la dure réalité de l’ostracisme, de l’exclusion, du bannissement… Une situation étrange qui nous bouscule, nous perturbe et nous stupéfie. Une telle circonstance ne peut que nous inciter à éprouver une rage de résister ou tout simplement à nous abandonner à la résignation et au renoncement sous le poids de l’amertume et de la déception. L’amertume de se découvrir soudainement un paria et la déception de se trouver « chassé » pour ne pas avoir accepter d’adhérer aux idées formatées et pour avoir refuser de se soumettre aux exigences d’un processus d’uniformisation imposée.

La censure est une injustice. Pire, c’est une mise à mort symbolique. L’accepter comme un fait accompli c’est non seulement renoncer au droit de s’exprimer mais renoncer aussi au droit de vivre. Ne rien faire contre la censure c’est prendre part à la mise à mort et donc être coupable quelque part.

Que dire pour résumer tout cela ? Que les moyens gigantesques mobilisés pour contrôler Internet auraient dû être utilisés pour une meilleure exploitation de cet outil. Que les compétences des censeurs auraient été plus profitables si elles avaient été utilisées pour d’autres objectifs économiquement plus opportuns pour le pays. Enfin et sur un air anecdotique je voudrais commenter le fait suivant : on dit qu’entre autres moyens utilisés pour exercer la censure, les opérateurs font recours à ce qu’on appelle les « Smartfilter ». Smart ? Je me demande à qu’elle type d’intelligence ces filtres appartiennent.


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